C'est dur à dire, hein ? Oui, c'est dur... Mais je crois que je déteste mon père. ce n'est pas que je ne l'aime pas, c'est que je le déteste. Je ne sais pas si vous voyez la nuance. Peut-être que je l'aime, j'en sais rien, mais je le déteste. Voilà, c'est dit et c'est dur de se l'avouer.
Pourquoi je le déteste ? Il n'est pas un père tel que je l'entend. Un père aime sa fille, un père à de la complicité avec elle, un père tente de la consoler, un père serait près à tuer dès qu'on touche à un cheveux de sa fille, un père tente de comprendre... Mais un père ne vous rabaisse pas sans cesse, ne vous interdit pas de dire votre mot et d'avoir ses propres raisonement, different des votres. Un père n'est pas radin, ne tente pas d'espioner sa famille, ne l'empêche pas de grandir... Un père ne fait pas pleurer sa fille deux ou trois fois par semain, un père ne lui donne pas des envies de suicide.
Mon père n'a jamais été là lorsqu'il le fallait, par contre, il l'est lorsqu'il ne le faut pas.
Plongé dans son travail, il ne m'a pas vu grandir, il n'a pas vu qui j'étais de venu.e Une poète dans l'âme, une écrivain, une fille qui veux aider, écouter et comprendrre les autres... pas une fille qui veut devenir pharmacienne, expert comptable... Je suis pas sa fierté, je suis pas celle que j'aurais du. J'ai grandi avec un perds distant que je voyais peu mais que je portais bien et cette distance me convenait. J'en étais triste parfois, je reprochais à mon père de n'être pas là. J'avais l'impression de toujours passé derrière son travail. Mais j'ai grandis avec ça et voilà.
Puis, je suis tombée malade. Et un père, aussi imparfait soit-il, reste un père et il s'est aperçu de moi, il a vu que je maigrissais. Mais il n'a pas immédiatement compris. Il a voulu se rapprocher, il a tenté de percer mes secrets... a sa manière. Brute, celle d'un homme qui ne sais pas comme s'y prendre, qui n' a pas l'habitude. Je l'ai repoussé. Je ne lui ai jamais fait confiance.
Maintenant, il est plus présent à la maison mais je le repousse sans cesse. je déteste sa présence à la maison, je voudrais qu'il sot loin de moi, qu'il retourne bosser à son cabinet. C'est cruel de dire cela parce que c'était parti d'une bonne intention je pense, d'installer un ordi à la maison, pour qu'il puisse travailler. Mais non. Je veux plus de lui, je le rejette.
Voyez comme je suis un monstre...
Mon propre père.
S'il lisait cela, je baisserais encore plus dans son estime. De toute façon, je crois pas pouvoir tomber plus bas alors...